Je ne cherche pas de solution mais à donner de l’importance à une réflexion que nous pourrions partager. C’est comme ça que les changements peuvent naitre ou se développer.
J’ai le cœur gros à la fois profondément triste mais aussi très frustrée que l’aidant en l’occurrence le médecin en soi au point de rupture. C’est déjà exigeant de prendre soin de l’autre mais s’il n’y a presque plus le temps de respirer, il est évident que l’essence de la vie peut-être remise en question.
Recevoir le vécu et le besoin aide est exigeant mais surtout quand c’est le savoir faire qui prioritaire sur le savoir être le plus souvent par manque de temps, on court après ce qui est plus urgent en laissant un élèvement important, le lien de reliance et de confiance mutuel.
Dans un contexte ou prendre soin semble perdre de tout son sens quand le temps nécessaire du savoir être et du savoir faire deviennent des secondaire de donnée statistique et non plus un partie essentiel du prendre soin. Le sens se perd et il semble continuer sans sens. En effet, dans le prendre soin la confiance est un élément fondamentale et il se construit dans un espace temps satisfaisant.
Le temps nécessaire peut-être vu sous deux angles, le premier le temps de recevoir l’aidé et le second le temps pour l’aidant d’accueillir son vécu après une rencontre.
L’humain n’est pas une machine et ce qui en fait toute la beauté de l’expérience humaine bien qu’elle puisse être des fois difficile et souffrante. Le prendre soin est ce qui nous relie dans notre humanité, sinon que reste t’il.
Il est temps de reconnaître que ceux qui nous soignent ont aussi besoin d’être soutenus. La compassion consiste aussi à comprendre la pression qui pèsent sur les médecins. C’est déjà un premier pas.
De cœur avec vous.